2. Cher journal,
Les fondations

Lucas construit une cabane dotée d'un dôme en verre et d'un pont suspendu et consigne le tout dans un journal de bord. Nous y avons accès une fois par mois

Texte: raconté pa Esther Acason | Accroche: STYMKY © Timm Paulick |
Photos: Florian Manz, Julius Schrank, Sebastian Heidelberger, Lucas Wahl

Cher journal,

Après avoir dans un premier temps construit une plateforme de travail de huit mètres de haut, je me suis occupé ces derniers jours de la véritable plateforme, c’est-à-dire des fondations de la cabane, à dix mètres. Je ne cesse donc de progresser, en tout cas en ce qui concerne la hauteur. Il s’agissait de la partie la plus difficile de l’ensemble du projet, c’est tout du moins ce que j’espère. Huit à neuf heures par jour dans un arbre: je n’avais plus eu de telles courbatures depuis longtemps.

Comme la plateforme doit être suspendue à des câbles en acier, j’ai placé dans les fourches de larges sangles-œillets partant de la protection de la couronne. Cela permet d’éviter toute coupure. Je trouve cela important. Je ne veux pas endommager l’arbre: sans lui, il n’y aurait pas de cabane.

Ce sont les quatre poutres en bois de 80 kilos qu’ill a fallu hisser dans l’arbre qui m’ont le plus impressionné, et avec raison, comme j’ai pu le constater. Tout seul ? Aucune chance. Avec un palan et l’aide de quelques personnes ? Possible. Deux hommes au sol pour positionner les poutres, deux hommes dans l’arbre pour les réceptionner, le palan et tous les hommes en bas pour tirer, tirer, tirer. Une réussite. Un peu bancale pour la première poutre, plus stable pour la deuxième. « Petit à petit, cela prend forme », ai-je pensé. Et de fait: bientôt, la plateforme voit le jour. Est suspendue, plus précisément. La base de tout le reste.

Lucas Wahl, qui construit sa propre cabane à Nostorf, utilise des sangles-oeillets partant de la protection de la couronne pour fixer les câbles d’acier à des fourches solides. En effet, l’arbre ne peut en aucun cas être endommagé par la construction de la cabane
De larges sangles-oeillets sous les câbles d’acier, auxquels est suspendue la plateforme. Ceci évite les incisions dans l’écorce
Lucas Wahl, photographe et constructeur de cabane, a vissé six poutres en bois fines de 6x16 cm sur les quatre poutres plus épaisses de 24x12 cm
six poutres fines de 24x12 cm sur quatre épaisses de 6x16 cm ont dû être hissées dans l’arbre et positionnées à l’aide de sangles de serrage. La plateforme de travail valait la peine
Lucas Wahl a hissé les poutres à l’aide d’un palan et de sangles de serrage. Une tige filetée traverse les poutres, et à son extrémité se trouvent un écrou annulaire, une manille et un tendeur. Le câble en acier est ensuite attaché au tendeur
Des tiges filetées épaisses pour des poutres épaisses. Sur l’extrémité supérieure: un écrou annulaire, une manille et un tendeur. Puis fixation avec une cosse et des serre-câbles. Cela tient!
Après avoir travaillé à environ 10 mètres de hauteur, Lucas Wahl et ses amis qui l’aident à construire sa cabane à Nortorf se détendent sur la terre ferme
Lucas Wahl a hissé les poutres à l’aide d’un palan et de sangles de serrage. Une tige filetée traverse les poutres, et à son extrémité se trouvent un écrou annulaire, une manille et un tendeur. Le câble en acier est ensuite attaché au tendeur
L’habitude est une seconde nature: après 40 heures de travail sur la plateforme de dix mètres, Lucas Wahl s’est habitué à la hauteur
40 heures attaché à un câble de sécurité, à grimper entre les branches et à progresser... on en oublie (presque) la hauteur. En effet, l’habitude est une seconde nature
La deuxième étape de la cabane de Lucas Wahl est presque terminée: les soubassements de la plateforme
Victoire! Les soubassements sont en place: il ne manque plus que le plancher et la balustrade. Puis la construction pourra commencer

Je suis content de ce que nous avons accompli. Pas de blessures, mises à part quelques petites égratignures. Qui plus est, il était tout simplement génial de voir que presque tout ce à quoi j’avais réfléchi auparavant avait fonctionné. Et quand quelque chose clochait, l’improvisation a aidé, comme c’est souvent le cas.

J’apprécie également beaucoup que ma famille me laisse mettre en pratique ce projet, et que j’aie des amis qui m’accompagnent dans cette aventure.

La cabane sera finie en septembre… enfin, c’est ce qui est prévu. Jusque là, je te tiendrai au courant de mes progrès, cher journal. Croise les doigts pour que tout se passe bien! Et pour que personne ne se casse un os.

Lucas

Ein gezeichnetes Porträt von Lucas Wahl;

En savoir plus sur ce créateur

Châteaux en tessons et morceaux de céramique, gigantesques radeaux, cabines de DJ mobiles: Lucas Wahl a vu plein de choses. Et il a su passer à l’action au bon moment. Photographe, il part à la recherche des créateurs depuis les débuts de notre magazine. Avec son journal de bord, il montre pour la première fois ses propres talents de créateur.

Comment en est-il arrivé à construire une cabane…

Quand j’étais petit, j’ai construit une cabane avec un ami. Malheureusement, elle a été incendiée par les enfants du voisinage. La blessure était profonde, mais elle est guérie depuis juin: je construis désormais une nouvelle cabane, qui s’éloigne à tout point de vue du schéma F. Rien que l’arbre qui la porte est gigantesque: 25 mètres de hauteur. Je n’aurais pu trouver mieux pour mon projet.

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