Le combat hardcore des robots

Kashei en plein combat. Le petit robot rouge à la hache finira-t-il le combat en un morceau? Ses créateurs ne le savent pas. Mais ils font tout pour. Pas seulement durant le combat. Et pas seulement pour Kashei. L'équipe RCC consacre chaque minute libre au perfectionnement de ses robots de combat.

Régie: Benjamin Kuschnik | Caméra: Simon Hollmann

Leo, Mario, Babeth et Niels nous parlent d’égalité des chances sur le ring, de l’affection qu’ils portent à leurs robots, de moments magiques et de l’incapacité de l’un d’entre eux à retenir les noms des robots

Leo van Miert, Mario de Jongh, Babeth van Son und Niels Schotten mit ihren Robotern bei Kampf der Roboter;
Les membres de l'équipe de gauche à droite: Niels, Mario, Babeth et Leo

Chaque robot peut perdre à n'importe quel moment. C'est fantastique!»

Leo van Miert
Der Teamchef und Elektriker Leo van Miert bohrt an seinem Kampfroboter;

LEO VAN MIERT
Capitaine de l’équipe | Electricien | Pilote

«Les robots font leur grand retour. BattleBots et Robot Wars sont à nouveau diffusés sur les chaînes du monde entier, y compris dans des pays comme la Russie, l’Inde ou la Chine. Je trouve ça merveilleux! Qui aurait cru que l’émission Robot Wars, produite par la BBC dans les 1990, fasse son grand retour? En tous cas pas moi. Elle m’a captivé il y a 20 ans, alors que je la regardais pour la première fois. L’égalité des chances sur le ring est incroyable. Chaque robot peut perdre à n’importe quel moment, qu’il vaille 200 ou 2000 euros. C’est fantastique! Je ne retrouve cela nulle part ailleurs. C’est ce suspens qui continue de me fasciner.

Die Werkstatt des Teams RCC in 360 Grad;

Vous voulez voir où les robots de l’équipe RCC prennent vie?

La visite de l’atelier, c’est par ici.

A l’époque, je me suis simplement lancé dans la construction de deux robots avec quelques amis. Aucun de nous n’avait des connaissances particulières. Mais nous étions extrêmement motivés à apprendre. C’est aujourd’hui encore la clef de notre succès. Nous testons et nous apprenons. Les robots qui fonctionnent sont perfectionnés, et ceux qui ne fonctionnent pas sont éliminés. Lorsqu’un robot est endommagé, il est réparé. S’il est complètement détruit, c’est qu’il n’était pas d’assez bonne qualité. Il doit être remplacé. C’est le principe des combats de robots. Peu après que nous avions commencé, on nous a demandé de participer à la version hollandaise de Robot Wars. C’était génial. Notre équipe RCC s’est constituée à la suite de cette expérience.»

Développer, améliorer, modifier, adapter. Ce sont nos processus essentiels.»

Mario de Jongh
Der Pneumatiker Mario de Jongh schweißt in der Werkstatt an einem Roboter;

MARIO DE JONGH
Soudeur | Spécialiste en pneumatique

«Construire un robot, c’est transformer la matière. Donner du caractère au métal et au plastique. Faire d’une machine un être à part entière. Ce sont les garçons qui trouvent les idées. Durant un soir de détente, par exemple, armés de quelques bières et d’un crayon. Je suis toujours fascinée par leur imagination. Ils débordent de créativité. Je préfère les tâches ardues. Les petites pièces sont ma spécialité. Et j’ai aussi les doigts les plus fins de l’équipe.

Leo décrit toujours avec un enthousiasme débordant à quel point il est obnubilé par le combat lorsqu’il est au bord de la piste. Il adore ses moments de concentration absolue. Plus rien d’autre n’existe que les robots et lui. Pour moi, c’est différent. Je préfère les moments entre les combats. J’aime lorsque les spectateurs, petits et grands, viennent à notre rencontre et prennent des photos, des étoiles plein les yeux. Etre curieux et se laisser émerveiller, surprendre. C’est une sorte de transformation. De la magie. Ça me rappelle comment tout a commencé pour moi. Je venais de rencontrer ce drôle d’oiseau. Lorsque je l’ai invité chez moi, sa première question a été: «Peux-tu allumer la télé et la mettre sur BBC 2? Robot Wars est en train d’être diffusé!» Ce drôle d’oiseau, c’est Mario. Il est devenu mon mari. Et les robots de combat nous ont toujours accompagnés.»

Etre curieux et se laisser émerveiller, se laisser surprendre. C'est magique.»

Babeth van Son

BABETH VAN SON
Pilote | Méticuleuse

«Construire un robot, c’est transformer la matière. Donner du caractère au métal et au plastique. Faire d’une machine un être à part entière. Ce sont les garçons qui trouvent les idées. Durant un soir de détente, par exemple, armés de quelques bières et d’un crayon. Je suis toujours fascinée par leur imagination. Ils débordent de créativité. Je préfère les tâches ardues. Les petites pièces sont ma spécialité. Et j’ai aussi les doigts les plus fins de l’équipe.

Leo décrit toujours avec un enthousiasme débordant à quel point il est obnubilé par le combat lorsqu’il est au bord de la piste. Il adore ses moments de concentration absolue. Plus rien d’autre n’existe que les robots et lui. Pour moi, c’est différent. Je préfère les moments entre les combats. J’aime lorsque les spectateurs, petits et grands, viennent à notre rencontre et prennent des photos, des étoiles plein les yeux. Etre curieux et se laisser émerveiller, surprendre. C’est une sorte de transformation. De la magie. Ça me rappelle comment tout a commencé pour moi. Je venais de rencontrer ce drôle d’oiseau. Lorsque je l’ai invité chez moi, sa première question a été: «Peux-tu allumer la télé et la mettre sur BBC 2? Robot Wars est en train d’être diffusé!» Ce drôle d’oiseau, c’est Mario. Il est devenu mon mari. Et les robots de combat nous ont toujours accompagnés.»

 

 

Nos robots ne meurent jamais. Nous les ranimons ou les faisons renaître sous une autre forme.»

Niels Schotten
Niels Schotten programmiert einen Roboter an seinem Laptop in der Werkstatt;

NIELS SCHOTTEN
Concepteur CAO

«J’ai très mauvaise mémoire. Je ne me rappelle ni les combats ni les noms des robots. J’aime notre robot doté d’une plaque tournante verticale. Comment s’appelle-t-il déjà? (note de la rédaction: il parle sans doute de Valkiri.)

L’atelier de Mario est incroyable. C’est un endroit unique et le résultat de plus de 15 ans de construction de robots. Nous suivons nos idées plutôt que des plans définis. Nous perçons, soudons, plions. Je viens de me procurer une fraiseuse CNC. Elle me servira évidemment à construire des pièces de robot. Les pièces telles que nous les utilisons ne sont pas commercialisées. Les robots m’ont permis de réaliser mon grand rêve.

Nous réparons les robots endommagés lors d’un combat. Ils ne meurent pas. Nous les ranimons ou nous les faisons renaître sous une autre forme. C’est un défi permanent. Nous sommes toujours au taquet. Les robots aiguisent nos sens et nous donnent des rushs d’adrénaline. Trouver de nouvelles manières de faire, repenser nos idées, voilà les règles du jeu. C’est ce qui m’a toujours fasciné. Et ça n’est jamais terminé. Idées, nouvelles technologies, leçons tirées du ring. Nous sommes constamment en train de nous perfectionner. De manière commune et individuelle. Nous ne nous en lasserons jamais. Une fois qu’on accroche, on ne décroche plus. C’est ça, Robot Wars.»

En savoir plus sur les créateurs

Les membres de l’équipe RCC construisent des robots de diverses manières depuis plus de vingt ans. Les combats sur la piste sont répartis selon diverses catégories de poids. Les petits robots commencent dans la classe des moins de 150 g, alors que les poids lourds pèsent plus de 100 kg.

Vous trouverez davantage d’informations sur l’équipe RCC sur le site http://team-rcc.org/

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